ou l'Art de laisser la Magie / l'Âme-agit opérer...
Dans notre façon de voir les choses dans nos sociétés modernes, les notions de "Liberté"
et de "Responsabilité" ne semblent pas faire bon ménage. Elles semblent même être antagonistes; mais en les regardant à la Lumière des Lois Universelles et Cosmiques, elles se remplissent de leur
sens profond et nous adombrent de leur Essence afin de nous faire avancer toujours plus près de notre Divin Héritage.
Pour beaucoup, être libre, signifie ne plus avoir de contraintes, avoir le pouvoir de faire exactement tout ce qu'on veut, où on veut, comme on veut et sans en être dérangé. A l'inverse, les
résponsabilités impliquent une sorte de carcan, des devoirs à respecter, le fait de devoir répondre de ses actes et de devoir agir d'une certaine manière, même si cela ne nous plaît pas
forcément.
C'est vrai, qui n'a jamais entendu un de ses proches ou soi-même dire ou se dire "J'ai des responsabilités, je ne peux pas faire ce que je veux" ou encore "Je ne suis pas libre de mes mouvements,
j'ai telle ou telle chose à faire". A cela, je réponds par une question : A quoi servirait la liberté à celui qui ne sait pas quoi en faire? A quoi servirait une voiture de luxe à une fourmi par
exemple? Evidemment, c'est exagéré, mais il en est de même pour nous, les êtres humains. Bien souvent, nous experimentons la liberté de façon très limitée, entourée des barreaux
des contraintes et des obligations. Pourtant, lorsque la conscience s'éveille, on se rend compte de toutes les barrières et limitations inutiles que l'on s'est soi-même mis. On prend
conscience que notre manière d'agir est trop souvent calquée sur des modèles anciens, qui trouvent eux-mêmes leur source dans des croyances dépassées, des habitudes jamais abandonnées. Mais qui a
dit que ces croyances et habitudes étaient JUSTES pour nous?
En venant au monde, nous venons avec nos propres bagages, certes, mais les premiers bagages qui nous inspirent et que nous prenons comme repères, durant les premières années de notre vie, ce sont
ceux de nos parents et de notre entourage proche. On baigne dans leur aura, on trouve refuge en elle, on s'y ressource. En grandissant, on prend exemple sur nos amis, puis sur nos professeurs,
nos enseignants, nos idoles, ceux qu'on admire, ensuite ce sont nos collègues, notre chef, notre égo et l'image à laquelle nous sommes censés ressembler puis, enfin c'est la société
toute entière qui devient notre miroir. A ce stade, on se sent tout à fait "normal" à vivre comme la plupart des gens. La phrase "c'est comme ça, c'est la vie" devient monnaie courante.
Pourtant, à un moment donné plus où moins tôt ou tard du parcours, l'Être r-éveillé va commencer à se sentir mal à l'aise face à la soit-disant "normalité" et il va se poser des questions; du
moins, son Âme va le lui en poser. Elle va le secouer, lui demander des comptes. Il va alors prendre conscience, parfois avec horreur et effroi, que jusqu'à présent, il ne vivait pas vraiment sa
Vie, mais celle que les autres avait décidé pour Lui. S'il accepte de regarder en face sa fuite en avant, il va pouvoir reconnaître qu'il portait sur ses épaules un poids terrible qui ne lui
appartenait même pas.
A ce titre, un petit extrait tiré du livre "Sur la rivière Piedra.." de Paulo Coelho : " Un homme rencontre un ami qu'il connaît depuis
longtemps et qui semble n'avoir jamais trouvé sa voie. "il va falloir que je lui donne un peu d'argent." pense t-il. Mais ce soir là, l'homme découvre que son ami est devenu riche et qu'il a
décidé de rembourser toutes les dettes qu'il avait contractées au cours de ces années. Ils se rendent dans un bar qu'ils fréquentaient habituellement, et l'ami offre une tournée générale. Quand
on l'interroge sur sa réussite, si soudaine, il répond que, jusqu'à ces tout derniers jours, "il vivait l'Autre". "Mais qu'est-ce-que l'Autre"? Lui demande-t-on. "L'Autre est celui que l'on m'a
appris à être, mais qui n'est pas moi. Il croit que les hommes doivent passer toute leur existence à réfléchir à la façon de gagner de l'argent s'ils veulent ne pas mourir de faim dans leur
vieillesse. Tant ils réfléchissent, tant ils font de plans, qu'ils s'aperçoivent qu'ils sont vivants seulement au moment où leurs jours sont sur le point de s'achever. Mais alors il est trop
tard.
"- Et toi, qui es-tu?
"- Je suis comme n'importe lequel d'entre nous s'il écoute son coeur. Quelqu'un qui s'émerveille devant le mystère de la vie, qui est ouvert aux miracles, se réjouit et s'enthousiasme de ses
actes. Simplement, l'Autre, par crainte d'être déçu, ne me laissait pas agir.
"- Mais la souffrance existe, rétorquent les gens qui se trouvent là.
"- Ce qui existe, ce sont les échecs. Personne n'y échappe. Aussi vaut-il mieux perdre quelques combats en luttant pour ses rêves que d'être battu sans seulement savoir pourquoi on lutte.
"- C'est tout ? demandent les clients du bar.
"- Oui. Après cette découverte, je me suis éveillé, bien décidé à être ce que j'avais toujours voulu être en réalité. L'Autre est resté là, dans ma chambre, à me regarder, mais je ne l'ai plus
laissé entrer, bien qu'il ait parfois cherché à me faire peur en me mettant en garde contre le risque de ne pas penser à l'avenir. Du jour où j'ai chassé l'Autre de ma vie, l'énergie divine a
opéré ses miracles."
Je me questionne sur le sens de ma Vie et sur celle que la société exige qu'on vive depuis pas mal de temps déjà. Cela ne se maîtrise pas, cela arrive un beau jour, où tout ce que l'on avait
l'habitude de voir, se révèle sous un jour nouveau. Je me suis rendu compte que le but de la société et de ce que les autres attendaient de moi n'avait souvent rien à voir avec le plan de mon
Âme, avec ce que mon Moi-Profond me dictait. Mais ce "lavage de cerveau" comme je l'appelle commence très tôt. On naît dedans, on y baigne, on s'y noie. Pour pouvoir mettre la tête hors de l'eau
et pouvoir ensuite flotter sur les vagues, il nous faut à tout prix être Vrai avec nous-même et accepter Notre Vérité comme étant la seule fiable. Il n'y a qu'ainsi, que l'on peut devenir LIBRE
et s'affranchir réellement de toute pression extérieure. Cela n'est pas chose facile, c'est même un travail de tous les instants, tant il est plus simple (et lâche), de suivre ce que dit et fait
la foule, par manque de courage de remettre en question et changer. Pourtant, la vraie LIBERTE ne s'acquiert qu'à ce prix.
Qu'en est-il ensuite des RESPONSABILITES? Il semblerait que la seule et unique responsabilité qui demeure nôtre lorsque l'on décide de suivre sa Voie, soit celle de le faire coûte
que coûte, envers et contre tout. Il devient de notre responsabilité d'Être ce que nous sommes reellement et de le faire savoir au Monde, ne pas s'en cacher. Voilà donc la seule
responsabilité qui nous incombe, à nous, êtres r-éveillés. En d'autres termes plus explicites : Notre seule obligation est d'être HEUREUX de suivre Notre Vérité ! Les plans Divins sont quand
même beaucoup plus réjouissants que ceux de la société, non?! Quand l'un nous incite à la légèreté et au bonheur, l'autre nous pousse à l'anticipation craintive et au conformisme.
Il est donc de notre (heureux) Devoir de remettre en question les acquis, les habitudes et croyances qui font de notre Vie ce qu'elle est. Une fois cela fait, libre à nous de nous défaire de ce
qui nous encombrait et libre à nous de faire émerger ce qui Vibre au fin fond de nous. Trop souvent la société sappe, casse, abîme des êtres d'une sensibilté et d'une créativité inouïe, au profit
de ses motivations cachées que sont l'obéissance bête et aveugle à ses préceptes, le règne de la pensée unique, de telle sorte à en faire de "bons citoyens", sages et homogènes; comprenez par là
de bons consomateurs... Je pense entre autre à Chris Mc Candless, héros tragique du film "Into the Wild" que j'ai connu grâce au livre de Jon
Krakauer. Son histoire m'a touchée au plus haut point. Il est devenu une des personnes que j'admire le plus. Pourtant, sa fin tragique et ce besoin viscéral de quitter la civilisation
pour communier avec la Nature m'interpelle et je m'interroge. Cet être éveillé, sensible, intelligent, réussissant tout ce qu'il entreprenait, aurait-il dû - au lieu de se laisser submerger par
les atrocités de la société de consommation à un point tel qu'il finit par s'isoler et mourir dans la solitude - offrir au Monde et d'abord à lui-même, ce que son Coeur recèlait comme beautés et
trésors ? En suivant sa Verité et en créant à partir d'Elle et non à partir de ses blessures, je pense qu'il aurait pû éviter un tel drame, mais en même temps, il a été au bout de son Rêve; et
pour ça, je l'admire.
Il est plus que temps de se regarder en face, de regarder en face le monde dans lequel nous vivons. Seulement, voir ne suffit pas, il nous faut aussi Agir, agir clairement et consciemment en
fonction de Nous et non pas de ce que les autres attendent de nous. C'est à nous de prendre cette décision, à nous encore de la suivre. Personne, pas même la personne qui se dit nous
aimer le plus au monde, pourra nous dire "Tiens, prends, je t'offre la certitude d'être pleinement heureu(x)se en suivant ton Coeur". Personne que nous, ne puissions prendre ce risque, qui
n'en n'est pas un en fin de compte; personne ne pourra nous tendre sur un plateau d'argent ce que notre Coeur nous suggère. C'est à Nous, et à Nous seuls, de faire le pas vers Lui et le
suivre.
La vraie RESPONSABILITE d'un être éveillé est donc d'assumer et de revendiquer pleinement sa LIBERTE d'Être.
Bonne revendications et bonne envolée à Tous ! 