
Le traitement que l'on fait à nos enfants dans nos sociétés modernes est très particulier.
"Normale", "banale" ou encore "ordinaire" pour la plupart des gens, j'ai été choquée, traumatisée et profondément blessée par l'éducation que l'on donne à nos chérubins. Avec l'évéil à la
conscience et surtout avec ma grossesse et mon rôle de Mère, j'ai pu me rendre compte des atrocités et des non-sens que l'on fait subir à nos petits, pour ensuite s'étonner de les voir délinquants,
violents, bons à rien ou encore schizophrènes à l'âge adulte. Ce sujet me touche tout particulièrement et je pense que pour connaître la Paix en ce monde, cela passe forcément par l'éducation que
l'on donne à nos enfants car c'est là que Tout commence.
Cela commence par le lien qui unit la mère et le bébé encore dans le ventre de celle-ci. Le Créateur tisse le corps qui verra l'Âme de l'enfant l'habiter durant tout son périple sur Terre. Cette
période de transition, de construction, d'affinage, est très importante. La future Maman doit être très à l'écoute de son corps car de son corps s'exprime la voix de son enfant. La société actuelle
tient-elle en compte ce moment particulier où la Vie est en train de créer la Vie ? Les femmes enceintes d'aujourd'hui courent du matin au soir, vaquent à leurs occupations bruyantes comme si de
rien n'était. Un peu de fatigue? Une contraction? "La grossesse n'est pas une maladie, nous pouvons bien demander à notre bébé de tirer un peu sur ses réserves, nous avons un rôle à tenir, un
travail à assumer; il faudra bien qu'il s'y fasse, on ne fait pas ce qu'on veut"... Premier choc pour l'enfant : ses besoins ne sont déjà plus pris en compte alors même qu'il ne procède pas encore
du monde...Cela promet. Inconscientes du Miracle qui se déploie en elles, elles passent déjà à côté de la rencontre Magique qui s'offre à elles. La grossesse est banalisée, désacralisée comme
le reste.
Arrive ensuite le moment tant attendu et redouté de la naissance. Naissance pour l'enfant, mais naissance également pour la Mère en tant que Mère et pour le Père en tant que Père. Qu'est devenu cet
instant de nos jours? Un acte chirurgical banal. La Mère est une patiente, une malade qu'il faut traiter et rien d'autre. Tout se vit dans un univers surmédicalisé, dévitalisé. Les parents
assistent impuissants à ce triste spectacle. Sont-ils seulement conscients qu'ils ne sont que des pantins là où ils devraient en fait être ceux qui tirent les fils? L'enfant arrive dans un monde
froid, bruyant et inconnu : deuxième choc : il quitte le nid douillet, sécurisant et chaud qui lui avait permis de construire sa "carapace". A peine sorti, essayant tout juste de se remettre de sa
toute première respiration, celui-ci est déjà transporté aux soins, à la pesée et au nettoyage. A croire qu'il arrivait d'un endroit bien peu sûr... Aspirage du nez, des orifices, le bébé est
observé et manipulé sous toutes ses formes. Est-on en mesure de s'imaginer une seule seconde, la violence de tant de pratiques? Nous le pouvons, car nous l'avons pratiquement tous vécu. Cela est
enfoui, au plus profond de nos cellules, qui elles, n'oublient pas. Pour nous rafraîchir la mémoire, imaginons-nous bien au chaud dans notre lit, dormant paisiblement et rêvant harmonieusement
quand tout à coup, on nous tire de ce cadre enchanteur à coup d'eau glacée que l'on nous renverse sur la tête.. Quel effet cela nous ferait-il? Imaginons alors le désarroi et la douleur lorsqu'il
s'agit d'un NOUVEAU NE, nouvel arrivant sur cette planète, ne comprenant absolument rien à ses pratiques; il y a quand même mieux, comme accueil..
Après être venue à l'hôpital pondre son ou ses oeufs, la Maman rentre enfin chez elle. On a bien prit soin de la gaver de conseils, directives et ordres de toute importance pour son petit. Celle-ci
suit donc les directives et apprend ainsi à son instinct maternel à se faire tout petit. Or, ce sont bien ses cellules et celles de son partenaire qui ont contribuées à la formation du corps de
leur petit, et l'Âme de cet enfant les a bien choisi EUX et personne d'autre; il est donc des plus naturels, que leur Intuition est et sera toujours la seule maîtresse devant prévaloir devant les
conseils et directives venant de l'extérieur. Mais non, la plupart du temps la jeune Mère se laisse miner par les "il faut" et les "on doit". L'enfant est donc élevé par un trio : le Père, la Mère
et les idées reçues et figées. Troisième choc pour lui.
Arrive ensuite le moment de la séparation en cas de reprise du travail de la Mère ou alors en cas de scolarisation. Le tout-petit venu expérimenter le monde de la matière va être servi, lorsqu'à à
peine 3 mois le voici accueilli en créche ou chez une nounou... Je sais pas pour vous mais cette idée me révulse et je n'arrive même pas à croire que cela puisse exister. "Mon petit, et bien voilà,
non seulement tu me partages avec les idées reçues et figées, mais en plus à présent tu vas devoir me partager avec mes obligations de femme active. Mais ne t'inquiètes pas, tu auras une voie de
substitution." On apprend très tôt, trop tôt, à nos enfants à substituer leurs Vrais besoins avec d'autres, au goût amer. Le pauvre petit de 3 mois se voit donc confié à des inconnus, coupé de la
Source censée l'abreuver, sans savoir pourquoi. Aimerions-nous être coupé subitement de l'Air qui nous permet de respirer? De la Lumière qui inonde nos jours? C'est pourtant ce que nous faisons
subir à nos petits, lorsque, pliant sous le poids des "responsabilités" vis à vis de la société, nous les privons de notre présence. Quel animal agirait ainsi? L'animal prend soin de son petit
jusqu'à ce que celui-là soit capable d'être totalement autonome dans son environnement. Il est vrai qu'à trois petits mois de Vie terrestre, le petit d'homme est déjà prêt à affronter le monde qui
l'entoure.. Il n'a cependant besoin que d'une chose : que sa Maman, la dépositaire de sa Vie tout juste entamée sur Terre, soit Présente, et qu'elle puisse répondre dans l'Amour à ses besoins. La
Mère représente, dans les premières années de Vie, la forme matérialisée de l'Energie Divine qui aime et prend soin de la petite graine qui commence à pousser. Les racines de cette graine se
trouvent en Elle.C'est donc le quatrième choc pour l'enfant qui doit apprendre à respirer un Air autre duquel il s'était préparé à respirer.
Ensuite, c'est le parcours édifiant et ô combien banal de la scolarisation (on ne compte plus les chocs, trop nombreux). Ayant survécu à deux années de Vie terrestre, voici notre petit qui arrive
aux portes d'une Institution qu'il ne faut absolument pas remettre en cause dans notre société : l'Ecole. A peine capable de parler, voilà l'enfant à nouveau séparé de sa Source et contraint et
forcé de se "sociabiliser", comprenez, de devenir "uniforme", "lisse", "sans vague". Entouré de nouveaux camarades dont il n'a que faire, l'enfant doit apprendre à vivre une vie d'adulte en
miniature : horaires fixes, travail, collègues, règles à respecter... Tout éclot dès le berceau. Et c'est dans cette ambiance que l'on laisse grandir nos enfants. Très tôt ils y apprennent la
compétition, l'attrait du pouvoir, la honte, la peur. "Tu as eu 10/10 tu es très fort, c'est très bien. Tu as eu 2/10. C'est mal." Et voici comment le premier contact avec la dualité se fait. On
n'essaie nullement de faire émerger le Meilleur des enfants, ce qu'on cherche, c'est leur assujetissement. Celui qui est "sage" est celui qui execute sans broncher, tandisque celui qui perturbe
cette parodie de Vie va être étiqueter de "turbulent", "enfant hyper actif", impossible à gérer. Pas étonnant, lorsqu'on se rend compte que ces tous-petits ont été engagés dans l'armée sans leur
consentement, et dès le plus jeune âge ! Où est la Vie dans tout ça? La liberté de grandir dans le calme? Le respect de l'enfant en tant que personne?
A peine arrivé sur Terre, l'enfant est criblé d'obligations, d'interdits, d'attentes et de devoirs en tout genre ! Tout ça pourquoi ou pour qui? Pour ceux qui trouveront intêret à avoir de jeunes
recrues au service du monde qu'ils imposent depuis des milliers d'années déjà : l'homme au service de quelques hommes. Mais que deviennent ces enfants à l'âge adulte? Il suffit de
regarder le monde qui nous entoure pour le savoir. Le fait d'avoir été privé de Vie depuis tout petit leur a t-il été bénéfique? Certainement, quelques uns ont réussi à se faire "un nom" dans la
société, mais dans la Vraie Vie, qui sont-ils? Le savent-ils eux-mêmes? Même s'ils sont devenus de "hautes personnalités" dans le monde public, ont-ils seulement réussi à percer les Mystères de la
Vie? Savent-ils seulement éviter la souffrance? Ont-ils eu accès au secret du bonheur? Dans l'intimité de leur existence, ont-ils réussi à panser leurs blessures, faire face à leurs émotions ou
tout cela a t-il été balayé par la tempête de la pression exercée par la société?
Pour une Vie comblée et heureuse, on ne peut pas faire l'économie de Nous-même et l'éducation proposée aujourd'hui à nos enfants les mène à une impasse, qu'ils auront un jour à régler. Pourquoi ne
pas commencer dès maintenant à changer nos comportements et à les syntoniser sur le rythme Naturel de Toute Vie? Une femme enceinte doit être célébrée, protégée, au calme, elle doit être sereine et
Consciente de ce qui se déploie en Elle. Dès les premiers moments de la grossesse, qu'elle s'entoure de Beauté, de beaucoup d'Amour. Ensuite, lorsqu'arrive le Divin Enfant, qu'elle l'accueille le
plus "simplement" possible, dans l'intimité et le respect. Comment faisaient les femmes il y a de cela 80 ans ou encore les femmes qui vivent encore selon les traditions ancestrales? Dieu n'a pas
attendu que l'homme soit à la pointe de la technologie en matière de médicalisation et pourtant de tout temps des femmes ont donné la Vie. Délaissons tout ce superflu, qui comme toujours dans notre
société DEVITALISE et DESACRALISE l'Energie de Vie. Que la Mère soit "au service" de son petit, qu'elle l'Aime, qu'elle n'hésite pas à l'entourer de sa présence aimante et rassurante. Oublions
toutes les manières de faire figées et dépassées et laissons-nous guider par notre instinct maternel. Ce n'est qu'en étant "plein", "rassasié" d'Amour et de soins que l'enfant deviendra sécurisé et
pourra se construire sur de bonnes bases.
Les premières années de Vie et ce qu'il y aura reçu seront pour l'enfant le reflet futur de sa Vie. Nos enfants sont trop souvent séparés de nous, et de plus en plus tôt. Comment esperer d'eux
qu'ils volent ensuite de leurs propres ailes alors qu'on ne leur a jamais appris à utiliser convenablement ces ailes?
Je vous transmets un extrait du livre de
Don Marcelino "Le Voyage sacré Amerindien" sur la relation Mère-Enfant telle qu'elle est vécue dans leur peuple :
" Les Indiens
étaient religieux dès les tout premiers instants de leur vie. Dès le moment où la mère savait qu'elle avait conçu jusqu'à la fin de la deuxième année du nourrisson, ce qui correspondait à la durée
moyenne de l'allaitement, l'influence spirituelle de notre mère était d'une extrême importance. Son comportement et les méditations secrètes qu'elle instille dans l'âme réceptive de l'enfant non
encore né sont telles qu'elle lui insuffle l'amour du Grand Mystère et le sens de la patenté avec toute la création. Le silence et la solitude sont les règles de vie de la femme enceinte. Elle
vagabonde en priant dans le calme des grandes forêts, dans les sentes vierges de la prairie, non pas la tête vide, mais l'oeil attentif aux impressions reçues de cette grande et belle scène.
Dans son esprit empreint de poésie, la naissance imminente de son enfant préfigure l'arrivée d'un grand esprit - un héros où la mère de futurs héros - une pensée qu'elle conçoît dans le sein
virginal de la nature primitive et qu'elle exalte dans un silence à peine rompu par le frémissement du vent dans les pins ou l'orchestre majestueux d'une lointaine cascade.
Lorsque pointe le jour de ses jours - le jour où une nouvelle vie va éclore, où le miracle de mettre au monde lui a été donné - elle ne cherche pas l'aide humaine. Elle a été préparée à ce jour
dans son corps et son esprit, préparée à ce qui est son devoir le plus sacré du plus loin qu'elle puisse se souvenir. Elle fait face seule à l'épreuve de la mise au monde, dans une solitude
qu'aucun regard curieux ou attendri n'embrasse, dans une solitude où toute la nature dit à son esprit : " C'est l'Amour! C'est l'Amour! "
Quand, enfin, une voix sacrée vient vers elle dans le silence et qu'une paire d'yeux s'ouvre au dessus d'elle dans les solitudes sauvages, elle sait qu'elle a bien tenu son rôle dans le grand chant
de la Création, et son coeur est rempli de joie !
Alors elle retourne au campement, portant le très cher fardeau, le mystérieux, le plus Sacré des fardeaux ! Elle ressent sa tendre chaleur et perçoît son souffle léger. Il fait encore partie
d'elle-même puisque eux deux sont nourris par la même bouchée. Aucun regard d'aucun amoureux ne peut être plus doux que celui de son petit, profond, confiant et abandonné.
Elle poursuit son enseignement spirituel, d'abord silencieusement - pointant simplement son index sur la nature - puis en murmurant des chants, tel l'oiseau le matin et le soir. A ses yeux comme à
celui des enfants, les oiseaux sont un peuple bien réel très proche du Grand Mystère. Les arbres bruissants respirent Sa présence; l'eau des cascades chante des prières en Son honneur.
Que l'enfant vienne à s'agiter, la mère lève la main: " Chut, chut " lui recommande t-elle tendrement, "tu peux déranger les esprits". Elle lui enjoint de rester tranquille et d'écouter, d'écouter
la voix argentée du tremble ou les cymbales retentissantes du bouleau; et la nuit tombée, elle lui fait lever les yeux vers la piste enflammée de la voûte céleste, lui montrant la splendeur de la
nature de Dieu dans la galaxie. Le silence, l'amour et le respect, telle est la trinité des premières leçons que reçoît le jeune Indien auxquelles sa mère ajoute ultérieurement la générosité, le
courage et la chasteté."
Voici ce que j'appelle "Semer des graines de Paix" chez nos enfants. Prenons-en de la graine !
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